lundi 18 mai 2009

Péripéties de voyage 2/3

Le plan initial était de prendre le bateau à condition que la météo le permette.
Là encore, les prévisions n'annonçaient rien de bon pour encore plusieurs jours. Aussi avons-nous réfléchi à différentes possibilités.

1- Longer la côte en direction du nord pour rejoindre une ville à 2h30 de route. Là-bas, nous pourrions louer un petit bateau rien que pour nous et partir à l'heure de notre choix. La compagnie l'a déjà fait, ça coute pas cher et ils sont moins regardant sur la météo dans cette ville. MAIS il y a eu un "problème" récemment et c'est maintenant la direction du port qui décide si les bateaux sortent en mer ou non. J'aurai bien aimé savoir quel était le problème en question vu le peu de considération pour la question sécuritaire dans ce pays. Qu'est-ce qui pourrait bien motiver les autorités à en arriver à une telle décision ? Un bateau a coulé ?
Du coup, si le bateau ne part pas dans la ville ou nous sommes, un autre bateau ne partira pas plus dans un autre port.

2- S'enfoncer plus avant dans les terres pour prendre un avion qui nous amènerait directement sur l'ile. 5h de voyage sur des routes sinueuses de montagne, peu fréquentées donc, sur lesquelles les taxis foncent à toute berzingue. Du point de vue des chauffeurs, quitte à faire une course autant la faire le plus vite possible pour pouvoir enchainer sur un second trajet dès que possible.
Nous n'aurions pas eu de contact local pour nous acheter les billets et nous faciliter les démarches. Mais le plus embêtant est que le vol qui nous intéressait était 3 jours plus tard, alors que nous devons avoir bouclé le projet à très court terme.

3- Prendre un premier vol vers la capitale, et ensuite un billet vers notre lieu de travail. Alors, le vol pour la capitale, ça va être très chaud de l'avoir car, là vois-tu on est la veille d'un week-end et en général les places sont prises d'assaut. Donc il est plus probable qu'on obtienne un ticket pour le vol dans 3 jours. Quant au second vol, il ne sera pas avant 2 jours de plus (soit 5 jours de travail perdus). Inacceptable pour le chef.

4- Louer un petit avion de 16 places rien que pour nous. Pas de bol, l'avion est en maintenance a perpette pour une durée indéterminée.

5- Louer un hélico (facture très salée, aie). Dis, chef, allez, on prend l'hélico ? S'ilteuplééé. Si seulement il n'y avait pas une évacuation de prévue le même jour...

Une chose nous gênait quelque peu, les renseignements différaient suivant qui on appelait sur place. Le gars en charge de nos passeports et voyages nous annonçait que l'avion était en réparation mais que l'hélico était dispo a priori. Le chef logistique nous disait l'inverse : l'avion est revenu et l'hélico prévoit une évacuation médicale. Mais enfin que se passe-t-il sur cette ile ??? Entre les bateaux qui ne partent pas à cause d'un petit problème et les hélicos qui évacuent des gens...

Après plus d'une heure d'interrogation et d'appels, nous décidâmes d'attendre le lendemain pour savoir si oui ou non le bateau allait partir.


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