Y a 2 semaines on avait convenu ensemble avec le changeur d'ampoule (comprenez il m'avait proposé) qu'il viendrait dimanche midi vers 12h pour retirer les nids. Vous vous doutez déjà de la suite mais je vous la raconte pour le fun. Evidemment, qui c'est que je ne vois PAS arriver dimanche a 12h ? Question à 2 balles. Et qui c'est qui attendait avant d'aller manger ? Voyant le coup se faire au bout d'1/2h, je suis allé manger, je me suis dit tant pis pour lui s'il arrive pendant que je déjeune, il attendra, c'est lui qu'est en retard, pas moi. J'avais quand même demandé au radio opérateur de m'appeler sur mon portable si jamais le gars se pointait. J'ai mangé en 15 minutes, m'attendant à être appelé à la cantine à chaque fois que le téléphone du réfectoire sonnait (le portable ne capte pas par moment). Je retourne au bureau, 13h passe, personne. 14h arrive, mais toujours pas le monsieur. Je l'appelle, son mobile est apparemment éteint, pas de messagerie. 15h, je l'appèle, j'arrive à l'avoir, je lui fait bien comprendre (sèchement) que je l'attend depuis 3h et qu'on n'a pas la même notion du "vers 12h". Il m'explique que son vol a été retardé patati patata, scuse moi, patati patata, scuse moi encore. OK mais ça ne te viendrait pas à l'esprit de m'informer quand tu sais que tu ne pourras pas être présent à un RDV que TU as planifié à une date et une heure à TA convenance ????? Du coup, il me propose de venir le lendemain pasque là oulala il vient d'atterir, il est pas prêt psychologiquement. Et pourquoi tu prévois des RDV les jours où tu prends l'avion alors ??? Tu me prendrais pas pour un imbécile par hasard ? Et pendant qu'on y est, quitte à être monté pour remplacer l'ampoule l'autre jour, tu n'aurais pas pu retirer les nids par la même occasion, mmmh ? Je sais pas si je dois t'excuser, tu vois. Le drame dans tout ça c'est qu'il est le seul à offrir ce genre de service dans le coin. Je ne peux donc pas aller voir la concurrence, je me serai pas privé sinon. Voilà pour le petit coup de gueule du moment. Bon, soyons honnête, il s'est rattrapé en étant là à l'heure pile le lendemain. Il a dû comprendre qu'il m'avait passablement énervé et il cherchait certainement à se faire pardonner.
On a bien essayé de faire comprendre au syndic corbeau qu'on avait vraiment besoin de l'antenne pour communiquer avec l'usine et que ce n'était pas un endroit convenable pour installer son home-sweet-home fait de brindilles de ferraille. D'autant qu'ils n'avaient pas de permis de construire. Malheureusement ils sont restés complètement sourds à notre proposition de relogement. "Quôôôôi !" qu'ils répétaient inlassablement d'un air indigné. Aussi avons-nous dû procéder à la manière forte, l'enlèvement pur et simple des enfants et du domicile, histoire de montrer qui c'est le chef nan mais ho. C'est nous qu'on est les plus forts. Un peu à la manière des CRS sur les quais de la Seine l'hiver dernier dans le fond...
Moi, pas dégonflé pour reprendre certains (coucou popa), j'ai couru couru couru me protéger derrière la fenêtre de mon bureau avant le déluge de coups. Ben oui, fallait bien que je coupe l'antenne pour éviter que le gars grille sur place à cause des zondes (j'aurai bien aimé arrêter momentanément le soleil aussi mais je n'ai pas trouvé l'interrupteur), sinon ça fait désordre. Et jusqu'à présent le disjoncteur est dans le bureau. Ma seule et unique préoccupation du moment était la sécurité du monsieur, hein, vous pensez bien. "Sécurité ensemble" qu'ils affichent sur leur slogan, alors moi je respecte à la lettre.
Nan même pas vrai, je voulais trop assister à ça, si j'ai couru c'était plus pour sortir dehors voir le pestacle après avoir coupé le jus. Ca faisait penser au Puy du Fou, vous savez lorsqu'ils lâchent tous les rapaces ensemble à la fin du spectacle de fauconnerie. A la différence près que la cible n'était pas un petit poussin mort mais un gros poussin bien vivant tout emmitouflé par 35 degrés. Manteau, harnais, gants, casque, visière, un vrai 'robeauco(r)pe de poussin quoi ! Je lui avais filé la totale. Le pire c'est qu'il ne s'est même pas fait attaquer, il a trop impressionné les corbeaux, je pense. "Respect !" qu'ils ont dit en voyant son harnachement. Pour votre gouvernante, ca se dit "quôiiii" en langage corbeau. Après, ils ont rajouté "impossible de le toucher, spa drôle". Mais là j'ai un doute sur la traduction corbeau.
Bref, il s'en sort bien le monsieur sur ce coup-là. Allez, je t'offre un verre mon gros poussin, tu l'as mérité.
Qui veut des oeufs de corbeaux ?
PS: le gars de la sécurité, il a écrit "remove crew's nest" sur le permis de travail au lieu de "crows" pour corbeaux. Sur 4 exemplaires pour la postérité, on pourra voir qu'en ce jour de grâce de l'an 1387, on a "retiré le refuge de l'équipage" uh uh. Moi je dis que c'est un poête qui s'ignore. En même temps, ce petit côté Robinson Crusoé a du vrai, je trouve.
On a bien essayé de faire comprendre au syndic corbeau qu'on avait vraiment besoin de l'antenne pour communiquer avec l'usine et que ce n'était pas un endroit convenable pour installer son home-sweet-home fait de brindilles de ferraille. D'autant qu'ils n'avaient pas de permis de construire. Malheureusement ils sont restés complètement sourds à notre proposition de relogement. "Quôôôôi !" qu'ils répétaient inlassablement d'un air indigné. Aussi avons-nous dû procéder à la manière forte, l'enlèvement pur et simple des enfants et du domicile, histoire de montrer qui c'est le chef nan mais ho. C'est nous qu'on est les plus forts. Un peu à la manière des CRS sur les quais de la Seine l'hiver dernier dans le fond...
Moi, pas dégonflé pour reprendre certains (coucou popa), j'ai couru couru couru me protéger derrière la fenêtre de mon bureau avant le déluge de coups. Ben oui, fallait bien que je coupe l'antenne pour éviter que le gars grille sur place à cause des zondes (j'aurai bien aimé arrêter momentanément le soleil aussi mais je n'ai pas trouvé l'interrupteur), sinon ça fait désordre. Et jusqu'à présent le disjoncteur est dans le bureau. Ma seule et unique préoccupation du moment était la sécurité du monsieur, hein, vous pensez bien. "Sécurité ensemble" qu'ils affichent sur leur slogan, alors moi je respecte à la lettre.
Nan même pas vrai, je voulais trop assister à ça, si j'ai couru c'était plus pour sortir dehors voir le pestacle après avoir coupé le jus. Ca faisait penser au Puy du Fou, vous savez lorsqu'ils lâchent tous les rapaces ensemble à la fin du spectacle de fauconnerie. A la différence près que la cible n'était pas un petit poussin mort mais un gros poussin bien vivant tout emmitouflé par 35 degrés. Manteau, harnais, gants, casque, visière, un vrai 'robeauco(r)pe de poussin quoi ! Je lui avais filé la totale. Le pire c'est qu'il ne s'est même pas fait attaquer, il a trop impressionné les corbeaux, je pense. "Respect !" qu'ils ont dit en voyant son harnachement. Pour votre gouvernante, ca se dit "quôiiii" en langage corbeau. Après, ils ont rajouté "impossible de le toucher, spa drôle". Mais là j'ai un doute sur la traduction corbeau.
Bref, il s'en sort bien le monsieur sur ce coup-là. Allez, je t'offre un verre mon gros poussin, tu l'as mérité.
Qui veut des oeufs de corbeaux ?
PS: le gars de la sécurité, il a écrit "remove crew's nest" sur le permis de travail au lieu de "crows" pour corbeaux. Sur 4 exemplaires pour la postérité, on pourra voir qu'en ce jour de grâce de l'an 1387, on a "retiré le refuge de l'équipage" uh uh. Moi je dis que c'est un poête qui s'ignore. En même temps, ce petit côté Robinson Crusoé a du vrai, je trouve.
2 commentaires:
Mon pôv monsieur, vous savez qu'c'est bien compliqué de se loger quand on est corbeau ? Pas moyen d'utiliser la belle antenne qu'ils nous ont mise en plein milieu. Pourtant, c'était stratégique, de là, on voit tout, à 360°. Le premier gugusse qui se pointe, on le voit de loin ! Et puis là, ils nous ont refait le coup, ils ont tout détruit. Tous mes souvenirs. La petite brindille de ferraille que j'avais trouvé au bord du chemin, oui, celle-là, et bien, ils l'ont détruite. J'y tenais pourtant. Elle était bien jolie. Enfin, bref, c'est pas une vie, mon pôv monsieur.
Le corbeau !
Eh ben, je sais pas ski space dans la tete de mon cousin mais j'ai l'impression que ça clignote dur!
J'espère que c'est pas le soleil qui t'a tapé sur la tête, mais ça devient compliqué à suivre toutes tes petites aventures pour nous, pauvres abrutis non voyageurs restés devant notre ordi.
Enfin,au moins ça nous distrait et tu as à l'air de bien t'amuser! c'est toujours ça de pris mon bon monsieur.
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